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Une enquête annuelle révèle que le Québec possède les meilleures politiques minières, suivi du Nevada et de la Finlande

Date Published:February 28, 2008 

TORONTO, Ontario – Les prospecteurs et les investisseurs désirant devenir des acteurs du secteur minier devraient s’intéresser de près au Québec étant donné que la Belle Province a la réputation de disposer des meilleures politiques minières, selon les dirigeants du secteur minier interrogés dans le cadre de l’Enquête sur les sociétés minières 2007/2008, publiée aujourd’hui par l’Institut Fraser, un organisme de recherche indépendant.

Le Québec est arrivé en tête de cette enquête annuelle mondiale, passant ainsi de la septième place occupée l’année dernière à la première place cette année. Le Nevada, favori habituel du secteur minier, passe en deuxième position par rapport à la troisième position occupée l’année dernière.

Selon cette enquête, la Colombie-Britannique a repris son ascension. Cette province a connu une amélioration constante jusqu’à l’année dernière, lorsque son score dans l’enquête a arrêté de grimper. Cette année, la Colombie-Britannique est passée de la 30ème place à la 19ème place de cette enquête.

L’Enquête sur les sociétés minières : 2007/2008 de l’Institut Fraser représente l’opinion de 372 cadres supérieurs du secteur minier répartis dans le monde entier, en ce qui concerne la politique minière et les richesses minérales de 68 juridictions couvrant tous les continents à l’exception de l’Antarctique.

Le Manitoba, qui suscitait beaucoup d’optimisme dans l’industrie minière après s’être classé numéro un l’année dernière, chute à la cinquième place. L’Alberta, deuxième l’année dernière, descend en quatrième position.

La plus grande surprise est la Finlande qui est propulsée de la 29ème place l’année dernière à la 3ème place cette année.

« Le Québec a toujours été bien vu par l’industrie minière, principalement grâce à sa géologie favorable », affirme Fred McMahon, coordinateur de l’enquête et directeur de l’Institut pour les études de commerce et de mondialisation.

« Le gouvernement du Québec offre aussi un ensemble de politiques favorables soutenant ce fort potentiel minéral. Les sociétés minières pensent que les politiques stables mises en place par le Québec leur offrent des certitudes qui réduisent les risques des projets à long terme. D’année en année, l’enquête confirme que les sociétés d’exploration minière apprécient par-dessus tout la stabilité et la certitude en matière de politique gouvernementale. »


Les autres juridictions classées aux dix premières places sont le Chili, l’Utah, le Wyoming, l’Irlande et la Suède.

La juridiction classée au dernier rang est le Honduras dont le score est zéro pour toutes les catégories. Ce pays n’a suscité aucun commentaire positif en ce qui concerne sa politique visant à encourager les investissements. Le Zimbabwe, qui était le pays classé dernier dans l’enquête de l’année dernière, a obtenu le même score mais a été supplanté par le Honduras pour la dernière place. Parmi les autres pays mal classés, on trouve l’Équateur, le Panama, la Bolivie, l’Inde, l’Indonésie et la Mongolie.

« Une fois de plus, les résultats de cette enquête sur le secteur minier renforcent l’importance des politiques de gestion stables, prévisibles et transparentes afin d’attirer les investissements ainsi que pour garantir de bons résultats sociaux, environnementaux et économiques », estime M. McMahon.

« Si la politique de gestion est opaque, instable et imprévisible – caractéristiques qui affectent le plus le secteur minier – alors le processus peut très rapidement devenir l’objet d’enjeux politiques. De bons projets rencontrant l’opposition des groupes d’intérêt particulier risquent ainsi d’être rejetés tandis que de mauvais projets bénéficiant d’appuis puissants peuvent être autorisés. »

Les classements généraux sont basés sur l’indice du potentiel des politiques de réglementation de l’enquête, un indice composite qui mesure les politiques gouvernementales dont l’incertitude concernant l’administration, l’interprétation et l’application des règlements existants, la réglementation environnementale, les incohérences et les chevauchements réglementaires, la politique fiscale, l’incertitude concernant les réclamations des autochtones et les zones protégées, l’infrastructure, les accords socio-économiques, la stabilité politique, les conflits sociaux, les bases de données géologiques et la sécurité.

La situation au Canada

Après avoir eu cinq provinces classées dans les dix premières places l’année dernière, seuls le Québec, l’Alberta et le Manitoba sont dans cette tranche cette année. Le Nouveau-Brunswick chute de la 6ème à la 13ème place et la Saskatchewan passe de la 10ème à la 12ème. C’est la troisième année consécutive que la Saskatchewan chute dans cette enquête minière.

En revanche, l’Ontario a montré des signes de reprise en passant de la 20ème à la 18ème place. La Nouvelle-Écosse reste à la 17ème place tandis que le Terre-Neuve est la province la pire classée, à la 22ème place, pareil que l’année dernière. Les Territoires du Nord-Ouest poursuivent leur amélioration passant de la 41ème à la 37ème place tandis que le Territoire du Yukon chute de la 11ème à la 16ème place et le Nunavut passe de 39ème à 54ème.

Importants développements internationaux

Le changement international le plus significatif est probablement le retour du Chili parmi les 10 premiers en occupant le 6ème rang. Les résultats de l’enquête de l’année dernière avaient placé le Chili à la 27ème place, peut-être en raison des conflits sociaux affectant l’industrie à l’époque. Cette enquête montre que la confiance à long terme de l’industrie dans le Chili n’a pas encore été endommagée.

L’enquête de l’année dernière montrait que l’Australie était l’une des régions préférées. Cela change en 2007/2008 alors que l’Australie du Sud, le Queensland et la Tasmanie ne se retrouvent plus parmi les 10 premiers.

« L’industrie minière est une activité complètement internationale et ces résultats confirment la notion que les juridictions doivent être prêtes à se battre au niveau international afin d’attirer les investissements miniers », conclut M. McMahon.

 
Media contact(s): Fred McMahon
fred.mcmahon@fraserinstitute.org
(416) 363-6575 ext 226

Julie Lajoye
julie.lajoye@fraserinstitute.org
(514) 281-9550 ext. 302